ZDK - MOUVEMENT DU CORPS (4)








 

Taïki Do (Voie d’énergie)

 

Eléments matrices de mouvement

 

Le souffle des lieux

 

 

 

 

BRASSER / EGRAINER

 

Un pied en avant, demi-pointe, ou en pas entraîné, avant, arrière,

Lâcher les bras sur le côté du corps, paumes vers l’avant.

Soulever alors vers le haut et le centre,

Jusqu’au dessus de la tête,

Les paumes ouvertes vers le haut,

Légèrement distantes

Comme pour brasser l’air,

Ou égrainer des épis en fagots

Laisser choir les bras, avec retenue,

Jusqu’en arrière des fesses,

Puis reprendre le soulèvement.

 

FILTRER / RAFFINER

 

même position de base que le précédent exercice,

mais cette fois on élève d’abord les bras,

pour les laisser descendre lentement,

avec notre expiration,

paumes de mains face à face,

filtrant l’air ou raffinant  les teneurs,

jusqu’en bas,

où l’on évase, en maîtrise, sur le haut des cuisses,

et l’on remonte en surplomb pour continuer.

 

LA MAÎTRISE DE L’ANIMAL

 

Un pied en avant, bien posé à plat,

Le poids sur la jambe arrière fléchie,

Les deux bras, et les deux mains,

Sont tendus l’un devant l’autre,

A hauteur du nombril.

La taille est de front.

Regarder droit devant, énergie renvoyée.

Demeurer, en fléchissant selon.

 

L’ANCRAGE PROPRE

 

Dans l’altitude, et la dynamique hissée, dressée,

bras hauts, pivots lourds mais précis sur les bras levés,

travailler la prise de direction

à partir de l’os à la base des paumes de main,

tendues, au dessus des poignets,

percussion continue,

percussion interne.

 

 

Ouvrants - Plateaux

 

une jambe en avant, demi-pointe,

ou en faisant Mo Ca Bu,

nos paumes se font face, superposées, à hauteur de buste,

on les sépare, ouvrant large, avant et arrière,

puis on inverse le sens, les ramenant en serrant, limant, puis en étirant au delà,

tels des plateaux qui tranchent.

 

Coupant - hache

 

une jambe en avant, demi-pointe,

ou en faisant Mo Ca Bu,

on  hisse les deux bras, parallèles,

 d'un côté de la tête, en surplomb,

puis les deux tranchants de mains

et d'avant-bras s'abaissent lourdement et lentement,

hachant,

vers l'avant et le bas,

droite puis gauche.

 

Tractant - corde

 

un pas en appui, bien posé devant.

On va chercher, ouvrant large,
une corde au x devants, avec une main,
et on la tracte,

L'autre main suit, et supplée,

On enchaîne, les bras doivent se soutenir,

Le corps, en assises, fléchi, encaisse et amortit,

On trouve le souffle approprié.

 

Couvrant - capes

 

une jambe en avant, demi-pointe,

ou en faisant Mo Ca Bu,

on projette le bras et l'épaule en avant, vers le bas, lourdement,

on garde le corps massif et on le "voile",

l'autre bras en arrière, se retire à hauteur de cou comme un bouclier.

 

Pivotant - équilibre

 

Tous les exercices antécédents sont des exercices de stabilité,

et de corps massif, dans la tradition de la boxe.

Pour avoir le sens de la fuite, ou de l'esquive,

au moins le prendre en compte,

On cherche la limite, latérale ou de front,

de notre posture intermédiaire, au lieu du déséquilibre,

On lui fait face, limite,

afin de libérer potentiellement nos mouvements,

danse de la boxe, doigts des mains,

ou angles de mains souples,

tendus à mi-distance vers l’inconnu surpris,

pivotant tel un oiseau.

Trouver, saisir le point de casse, en répondre.

 

LES RENVOIS INTERNES

 

Libérer des enchaînements de mouvements,

les plus concis dans le jeu,

Les plus amples dans le mouvement,

 

En ouvrant larges, propres, et nettes,

Les paumes de main, ovale de nos vies.

 

Le corps est en mouvement,

Le fil de pesanteur n’est pas sur notre corps,

Mais dans l’axe renversé, entre pieds et mains,

Jambes et bras, taille et épaules, à chercher, à jouer.

 

Mimétisme de maniement 

 

On s'imagine que l'on tient un instrument de travail,

ou une arme,

On expérimente les variations des exercices précédents,

on véhicule, au ralenti, ou immobile,

Gardant l'appréhension physique et mentale de cette arme,

ou instrument de travail,

L'on doit rester modeste, minimal, et travailler.

 

Se recouvrir

 

Les  bras très dressés vers le haut, à la verticale,

sentir le report des différents exercices

sur les surfaces articulaires et musculaires,

contenir, et contenant,

travailler les opportunités de bascule et de distance.

La position est puissante,

puisqu’il s’agit de hisser tout le corps,

et d’appréhender son contraire,

les jeux de pivot, renversement,

et distance, tels qu’en la lutte, au corps à corps.

 

 

S’identifier

 

Pour conclure et parfaire la tenue des postures,

lever les bras comme un cerceau au dessus de la tête,

les deux paumes de mains face à face,

à quelques centimètres,

les doigts pointés vers le ciel.

Ainsi, dresser et amplifier le corps,

appréhender la rapidité et la précision des pivots.

 

Se relacher

 

Relâcher les bras, vers le haut, tels des antennes,

et onduler à la verticale comme un reptile dressé,

ou un poisson dans une vaste étendue.

Appréhender la chute, et le glissement,

sur la taille, les côtes, le dos dressé,

la flexion massive de chaque jambe,

tous corps découverts par nos bras lancés vers le haut,

en garde.  

Se renforcer

 

Reprendre la posture du pas amené,

les genoux se renforçant mutuellement.

Le pas avancé d’un côté,

renvoyer le haut du corps de l’autre, torsion.

La tension ne doit pas s’exercer au niveau du bassin,

mais au niveau du centre du dos, et du plexus solaire.

Les bras agrippent comme des branches,

du côté du buste renversé, puis les repoussent,

avec la paume des mains.

Changer de coté.

Puis marcher, retrouvant, inertie, ce renversement.  


Pétrissant – l’eau à l’eau

 

Une jambe en avant, demi-pointe,

Ou en faisant Mo Ca Bu,

Ou sur ses deux jambes fléchies,

Le dos droit et relâché,

Créer un tourbillon,

Lentement, comme dans de l’eau,

En ordre giratoire inversé avec les deux mains.

Lancer, durer, et garder, nuance, la synergie.

 

Puis renverser le sens du tourbillon,

Le geste des mains et bras.

 

Faire, dans un autre exercice,

La même chose dans un plan vertical cette fois.

Puis inverser le sens giratoire,

Entre bras et mains.

 

Enfin, dernière perspective d’exercement,

S’imaginer que l’on malaxe de la terre glaise,

Molle,

Et procéder, avec constance et durée,

A cette maitrise de la dimension spatiale,

Tridimensionnelle.

Appliqué le déplacement de patinage et de pivot,

A ce jeu avec la matière énergétique.

S’exercer, parfois, les poings fermés.

 

Volant – ailes

 

une jambe en avant, demi-pointe,

ou en faisant Mo Ca Bu,

ou les deux jambes parallèles,

fléchies vers l’intérieur des cuisses,

la main se soulage, comme morte,

poignet rompu,

et passe par le centre du corps,

face au sternum,

Pour se libérer vers l’avant,

Le centre et le haut,

Les doigts lancés et très souples,

Devant soi.

L’autre main,

Restée en arrière, retirée,

Supplée alors,

Alors que la première revient latéralement,

En couvrant, le bras souple et haut

Le corps comme une large et légère aile.

Trouver la cadence selon laquelle l’enchainement

Est posé et durable.

Faire preuve d’endurance souple.

S’exercer, parfois, les poings fermés,

les poings à la verticale, puis en pivot sur les arcanes.

 

Contre l’Arbre

 

prendre posture contre un arbre,

poids en rappel sur l’arrière du corps,

appliquer le ou les poings contre l’arbre, en renvoi.

Frapper l’arbre,

énergie de percussion,

secousse,

sans avoir libéré le poing de l’arbre.

La frappe doit venir de tout le corps,

du sol, et des reins,

se calmer et continuer,

sans relâcher le contact,

le plus fort mais aussi le plus durablement possible.

Ce n’est pas le coup qui compte,

 mais l’endurance et la puissance de la confrontation.

 

 

 

 

LE CORPS DE L'ESPRIT


La disponibilité de vie de Jean-Philippe Erbin, liée à sa protection de santé, ainsi qu'à l'expérience d'une aventure littéraire et politique libre pendant plus de dix ans, de laquelle un peu plus d'une dizaine d'ouvrages (jusqu'ici non-édités) sont nés, ont permis l'attention et la concentration sur la pratique et l'étude des arts martiaux, énergétiques, et spirituels d'Extrême-Orient en Europe depuis 2001. Ce travail, ramené à sa condition quotidienne, a donné naissance au concept et à la méthode Zen Do 
Ken, en terres basques.

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