Partager l'article ! UN VERSANT IBERIQUE (Basque): ...







QUO VADIS ?
Le massif en images ci-présent est le Parc Naturel des Trois Couronnes (Peñas de Aya - Aiako Harria) au dessus d'Irun
(ville-frontière), qui est notre aire de pratique et d'entrainement privilégiée sur la Côte Basque.
Ce massif, tout comme le massif de la Rhune du côté français, domine l'accès maritime atlantique à hauteur de la frontière basque entre la France et l'Espagne, ainsi à l'ouest que l'accès au
littoral autour de Saint-Sébastien.
Territoire de paturages à l'année, assez souvent enneigé en hiver (cinq ou six fois par an ces dernières années), ce plateau d'altitude (entre 500 et 700 m) aux contreforts plongeants de
pinèdes est chargé d'énergies guerrières anciennes.
Lieu de postes de garnison au temps des deux "guerres carlistes" du XIXème siècle, qui ont notamment vu l'affrontement militaire-civil entre les territoires ruraux
basques et les zones urbaines alliées à la libéralisation de la Couronne d'Espagne, ces ports et cols de surplomb de la frontière française, en provenance des reliefs prononcés et sans grand
peuplement de la Navarre basque-espagnole, ont surtout été le thèatre d'une des plus grandes batailles de la Guerre Civile espagnole en 1936, entre les généraux et bataillons des garnisons
militaires de Navarre (Pampelune) ralliés au Dictateur Franco, dirigés par le Général Mola, et la population civile des territoires basques urbains / côtiers, armée par les républicains
(nationalistes basques et partis centristes et de gauche), appuyée de quelques effectifs de brigades internationales, face à l'agression factieuse militaire.
Cette bataille, la bataille d'Irun, perdue par le camp démocratique, avec des combats très violents durant de nombreux jours précisément sur les lignes d'aplomb mises en scène dans le photorama,
le front s'ouvrira béant jusqu'à Bilbao, qui cédera à son tour par la terreur provoquée par le bombardement de la population civile un jour de marché à Guernica, dans les abords de Bilbao,
perpétué par les aviations allemandes (d'Hitler) et italiennes (de Mussolini) sous le commandement du Général Franco.
Cette histoire, l'histoire d'une mise à genoux, a été immortalisée par le tableau Guernica de Picasso, résistant communiste espagnol, et artiste-peintre de renommée universelle. On dit que
Picasso, répondant à un officier de l'armée allemande qui lui demandait si c'était lui qui "avait fait" Guernica, répondit: "non, c'est vous...".
Jusqu'au XVIème siècle, ce même petit lieu en surplomb, le lieu des photos, était la zone de partage, zone charnière, entre trois grandes Couronnes d'Europe:
1/ la Couronne de Castille à laquelle s'étaient ralliées les provinces basques côtières
2/ la Couronne de Navarre, une des plus vieilles et durables royautés du Moyen-Âge,
constituée sur les Pyrénées Basquaises et alentours,
face aux invasions germaniques et aux conquêtes musulmanes
3/ la Couronne de France à laquelle était ralliée la province côtière
du Pays Basque du nord des Pyrénées.
Le sommet qui surplombe cette ligne de crête au dessus de l'océan, nommé en France Pic des Trois Couronnes (à 850 m), a effectivement, vu de France, l'aspect d'une couronne à trois
couronnes. Les photos ci-dessus ouvrent le pays intérieur au regard, elles sont donc prises dos à l'océan qui sur les crêtes s'ouvre à perte de
vue.

La disponibilité de vie de Jean-Philippe Erbin, liée à sa protection de santé, ainsi qu'à l'expérience d'une aventure littéraire et
politique libre pendant plus de dix ans, de laquelle un peu plus d'une dizaine d'ouvrages (jusqu'ici non-édités) sont nés, ont permis l'attention et la concentration sur la pratique et l'étude
des arts martiaux, énergétiques, et spirituels d'Extrême-Orient en Europe depuis 2001. Ce travail, ramené à sa condition quotidienne, a donné naissance au concept et à la méthode Zen
Do Ken, en terres basques.
UN MAÎTRE DE YI QUAN
Maître Ming
Shan (Tchuen Shan)